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lundi 31 décembre 2007

F'n'R sous la drogue

J'ai revu récemment F'n'R. Il m'avait appelé pour savoir ce que je faisais en soirée, je lui ai dit que je n'avais rien de prévu. «Je suis dans un parc du Village, grouille pendant que je suis gelé!»

 

Aucune idée de ce qu'il avait pris, mais effectivement il était sur un high. On a baisé... intensément. Vous savez, le cliché du gars qui s'est trop fait mettre et qui marche, le lendemain, jambes écartées? Bon c'est un stéréotype, ça ne s'était jamais appliqué à moi... avant ce jour.

 

Décidément, c'est un dieu... mais un dieu à petites doses.

lundi 22 octobre 2007

Loi #2: Toujours aller chez le garçon

Il est important de tout faire pour ne pas ramener quelqu'un chez soi, et ce pour trois raisons: par commodité premièrement, par curiosité ensuite et finalement, économiquement.

Partons de la prémisse que les garçons sont trop souvent stupides en manquent de subtilité pour détecter les messages peu subtils qu'on leur envoie. Ainsi, si un gars est totalement inintéressant que vous désirez le chasser, plusieurs ne comprendront rien lorsque vous aurez éteint la télé, le système de son, toutes les lumières sauf celle de l'entrée, et que vous vous serez levé en disant «eh bien ce fut toute une rencontre, mais moi je me lève tôt je vais aller me coucher» alors qu'il est seulement 20h30, et que vous le coincez entre la porte et vous, qui avancez vers la sortie.

Tandis que lorsque vous allez chez l'autre, vous pouvez partir si vous vous emmerdez royalement, afin de partir à la chasse de quelqu'un de plus intéressant. Et vous pouvez ignorer tous les signes sus-mentionnés que l'autre utilisera pour vous chasser, afin de le forcer à vous fournir à déjeuner le lendemain. En étant chez l'autre et en y étant prêt (à ce sujet, voir la Loi #3), vous détenez un rapport de force qui, s'il est bien utilisé, vous permettra de tirer beaucoup de la situation.

La curiosité. Je ne sais pas pour vous, mais moi j'adore découvrir le milieu de vie des autres. Voir comment il décore, ce qu'il a, ce qu'il n'a pas, s'il est un maniaque de la propreté, s'il a une grande garde-robe, s'il a une photo de sa maman sur sa table de chevet, etc. Parfois vous pouvez avoir de mauvaises surprises; par exemple en entrant dans un appartement entièrement décoré de loups, comme ça m'est déjà arrivé... D'autres fois vous pouvez découvrir une bibliothèque garnie de ce que vous aimez, ou encore un mobilier et un goût pour le luxe qui vous indiquent que vous avez déniché un type qui, en plus de bien baiser, est riche... donc un futur chum, pour un temps du moins!

Finalement, économiquement il vaut souvent la peine d'aller ailleurs; vous n'avez pas à fournir de déjeuner, de lubrifiant, de préservatif, pas besoin de laver vos draps après, il n'est pas nécessaire non plus de payer d'éventuelles Tylenol, Pepto-Bismol ou de l'alcool. Au contraire, vous pouvez profiter de tout ça sans frais, alors ne vous gênez pas! Je recommande également de rapporter un souvenir si vous n'avez pas aimé votre baise; une paire de sous-vêtements, un petit bibelot... soyez efficace; prenez quelque chose de pas trop évident, qui vous fera penser à la personne, le genre de truc qui se perd facilement... vous ne voulez pas qu'il s'en rende compte et vous fasse mauvaise réputation par la suite!

Cette règle ne s'applique pas si vous n'avez pas confiance au gars (soyez sécuritaires quand même, je vous aime!) ou s'il habite en banlieue. Vous avez un standing, quand même.

mardi 16 octobre 2007

Comeback

F'n'R est revenu dans le décor hier. Ce garçon unique, atypique, qui fut mon fuckfriend jusqu'à la Gay Pride d'août dernier. Laissez-moi d'abord, chers lecteurs, faire une petite mise en contexte en vous parlant de F'n'R, d'où je le connais, qui le connais, qui le connaît, et pourquoi j'aimerais plus le connaître.

Notre histoire remonte à 2003 environ. À l'époque, je travaillais dans l'est de Laval, à plus d'une heure de transport de chez moi. Un emploi ennuyant mais payant, en centre d'appel. De Lui, je ne savais pas grand-chose; souvent je le voyais dans l'autobus sur le chemin du retour, et chaque fois il me fascinait... il avait un air bête constamment, des cheveux extravagants qui lui allaient très bien, des vêtements d'excellente qualité et pas un gramme de gras.

À l'époque, je n'avais pas réellement d'estime de moi. Je me trouvais gros (j'étais très gras disons), mes traits n'étaient pas particulièrement jolis, le temps a fait une belle oeuvre sur mon visage... bref, rien pour que j'ose aller lui parler. Souvent aussi dans le Village je l'ai vu, chaque fois son regard m'accrochait, et chaque fois je détournais les yeux, sans lui sourire. Il me regardait sûrement par provocation, pour me rappeler qu'il était tout et que je n'étais rien.

Puis, au printemps, tout cela a basculé, grâce à qui? Grâce à Gay411! Il m'y a vu, m'a reconnu et m'a écrit, il me reconnaissait, savait où on s'était vu des années auparavant, et il me trouvait de son goût! Moi, j'étais du goût de F'n'R, ce garçon qui pourrait avoir qui il veut malgré sa beauté hors-normes. Par l'attitude, par sa célébrité, il peut tout se permettre.

Je dis célébrité, mais j'exagère. Mais lorsque son nom est prononcé quelque part dans le Village, à tout le moins dans les endroits branchés de celui-ci, les oreilles se dressent, et personne ne manque l'occasion de dire qu'il le connaît. La première fois que je l'ai vu d'ailleurs, nous avons traversé le Village ensemble, et aux quatre pas il se faisait arrêter par quelqu'un, c'était incroyable.

Nous nous sommes vu quelques nuits. Il habite tout près du Village, près de Saint-Laurent et René-Lévesque, un petit appartement somme toute sympathique. Il est très à l'aise avec moi, direct, pas de fausses politesses, pas de méfiance. Pour arriver au principal, il a un pénis d'une taille plus que respectable, et il sait s'en servir. Il est endurant, il est dominant. IL sait comment me faire plaisir.

Puis, à la veille de Divers/Cité, nous nous sommes vu pour la dernière fois, sans le savoir. Cette fois-là, je lui ai prêté une certaine somme d'argent, rien de bien gros, mais tout de même, il avait une dette envers moi. Je croyais qu'il n'avait pas de quoi me rembourser, et qu'il préférait s'éloigner de moi plutôt que de m'affronter à ce sujet. Or, je lui avais bien dit que ça ne pressait pas, il m'avait d'ailleurs averti que ça pourrait prendre quelques semaines avant que je ne revois la couleur de mes billets.

Finalement, hier en arrivant chez moi, il m'a appelé. Il voulait que j'aille le rejoindre. J'ai refusé, j'étais bien chez moi, et je ne voulais pas être qu'un plan de rechange. Il me dit de le rappeler avant d'aller me coucher. Puis, une heure plus tard peut-être, un message texte: «je t'en prie, je veux passer une nuit collé avec toi. je t'en prie!» Je cède à ce moment, sans l'appeler immédiatement. C'est inutile, puisque c'est lui qui m'apelle quelques minutes plus tard. Je lui dis que j'irai.

Arrivé à son appartement, je retrouve sa langue, si parfaite, si forte, si exploratrice, qui n'a pas peur de se frotter à ma peau. Je retrouve sa force cachée sous cette mince couche de graisse. Je retrouve sa virilité, qui est bien caché derrière un look plutôt féminin. Il a encore ses pantalons lorsqu'il ralentit le rythme de ses caresses.

Je me sui ennuyé de toi, et pas mal plus que tu ne le crois. Je començais à trop m'attacher, et je savais que tu ne voulais pas personne dans ta vie, j'ai préféré m'éloigner pour un temps pour pouvoir mieux te retrouver.

Si vous saviez la fierté que j'ai ressenti à ce moment... ce garçon à l'allure si hautaine, snobinarde, qui vient de me dire que je l'ai fait craquer... Lui qui a une réputation énorme qui le précède, une réputation de vraie bitch, vient de me dire qu'il était attaché à moi, moi qui ne suis qu'un roturier comparé à lui, comtesse du Village.

Le sexe fut, comme toujours, excellent par la suite, quoique trop court, et par sa faute; jamais je ne suis venu avec lui je crois.

Un questionnement maintenant; j'ai dit à Smarties que j'avais un nouveau fuckfriend... est-ce qu'il l'a répété à F'n'R, qui a agi par jalousie? Ou suis-je parano?

dimanche 30 septembre 2007

Libre-échange

Sortie au Unity hier, avec le Danseur et son amie de fille. Sortie improvisée, décidée à 23h, je voulais me dégourdir les jambes, et lui y allait justement. Un appel plus tard et nous nous y retrouvions.

Il y a énormément de gens intéressants. Mais je ne sais pas pourquoi, on nombre incroyable d'agaces. Prenez ce type, assez grand, petit pinch au menton, il devait avoir 22 ans. Me regarde, me sourit pendant une quinzaine de minutes, à deux mètres de moi. Doucement je m'approche, sans empressement, tassant les danseurs un à la fois. Rendu derrière lui, légèrement sur sa gauche, mes doigts frôlent sa cuisse et remontent, passe sur ses fesses et rencontre sa main. Il serre mes doigts, se retourne, me voit, me lâche et s'éloigne. Un peu insultant.

Cet autre, en chemise blanche. Il a l'air de s'éclater, il doit avoir 25, 26 ans. Il est dans un groupe de six environ, beaucoup de filles, me reluque énormément. On réussit à se retrouver dos à dos, nous dansons ainsi, dans une union rare pour deux inconnus. Après quelques secondes, nous nous séparons et lui aussi s'éloigne de moi. Je doute de mes capacités tout à coup.

Et le bouquet... ce grand type, Noir, d'un beau noir, très foncé, avec un pull en cachemire bleu poudre, il devait faire un peu moins de deux mètres. Il circule, semble chercher quelqu'un. Il passe près de moi, me sourit, prend mon visage délicatement entre ses grandes mains, plante ses yeux dans les miens et me dit «tu es beau, toi!» et repart. Il dépasse tout le monde, je peux donc le suivre du regard et revenir vers lui plus tard. Manque de chance, il prend la deuxième sortie (nous étions au Bamboo Bar).

Je n'y pense plus, quand vingt minutes plus tard il ressurgit et viens se joindre à un groupe de danseurs juste à côté de nous. Je ne me peux plus, je m'approche de lui, tente un mouvement, il finit à se coller à moi, derrière moi, à m'enserrer de ses bras puissants, et à danser avec moi, sensuellement. Il se penche à mon oreille, me demande mon nom... «Garçon débauché, et toi?» «William». Ça y est, je suis une flaque par terre. Je m'approche de son cou, pour un bec avant de continuer à danser, ne voulant pas le presser; les prises de choix on en prend soin. «Désolé, je ne voulais pas aller aussi loin, je voulais juste savoir ton nom.» Et ses amis de se mettre à pouffer de rire, simili-subtilement, et moi d'avoir honte, j'ai eu l'impression d'être un défi, tout simplement.

Je reviens près de mes amis, je m'en remets tranquillement. Vers 2 heures, je vois ce type en vert. Blond, yeux bleus, il allait partir lorsque j'ai effleuré sa jambe; comme un aimant il s'est collé à moi, rapidement nous étions face à face, à nous embrasser et nous caresser, il était si érotique, si sensuel, et il embrassait si bien. Sauf qu'il semblait vraiment dans les vapes, j'étais sûr qu'il avait pris du speed et/ou énormément d'alcool. Il s'accrochait à moi, littéralement, il transpirait comme un porc (mais moi aussi alors c'est pas trop grave), et il embrassait si bien... avec volonté, profondément, comme j'aime.

Ses amies sont passées lui dire au revoir vers 2h15, il ne leur a même pas adressé un regard seulement un geste clair de la main; laissez-moi tranquille, bye! Peu de temps après, les premières notes de Holiday ont jailli des hauts-parleurs, déclanchant une mini-hystérie sur le plancher de danse.

«I love so much Madonna!». Ben viarge. Un autre anglophone. Depuis que j'ai laissé M. Data, je pogne avec les anglophones sans bons sens... Peu importe, je lui réponds que moi aussi, et qu'anyways tous les gays se définissent par un amour pour Madonna.

Tout cela nous emmène à la fermeture du club. Je ramasse mon sac, dans les escaliers il a de la difficulté à tenir debout, il se tient vraiment sur moi, il semble confus sur l'heure qu'il est, il croit qu'il est 2h environ... sur le trottoir, on jase un peu, j'apprend qu'il est de New York, qu'il étudie à Concordia.

«So, I take a cab alone to my place or we go to yours?» J'avais frette, fallait que ça déniaise. «We can go to my place, sur e!» Et nous voilà en route pour NDG, un grand appartement où il réussit à réveiller ses deux colocataires. Nous allons dans sa chambre, nous nous déshabillons rapidement, il me suce comme jamais je n'ai été sucé; d'habitude ça me laisse froid pour être honnête, mais lui était si bon! Je lui viens dans le visage, et en bon débauché que je suis je ramsse mes dégâts avec ma langue, et on se couche. On se colle, il est si doux, c'est incroyable.

Et c'est ainsi qu'au petit matin je l'ai quitté pour vous livrer ce récit. C'est ainsi que l'Américain s'est ajouté à mon tableau de chasse.

mardi 18 septembre 2007

Le Chat d'Hochelaga

J'ai déjà parlé de Gay411. De cette bible du gay québécois, où tous ont un profil, où tous cherchent du sexe, pour maintenant ou plus tard, librement ou malgré un conjoint, malgré ce que les participants peuvent y dire, cachés derrières les étiquettes «friends», «love» ou «chat». Du fait qu'on y trouve peu de sérieux, où le taux de beaux parleurs par rapport aux réels faiseurs est très élevé. Du fait que nous sommes souvent déçus par ce site donc.

La semaine dernière, j'ai conmencé à parler au Chat sur 411. En fait, c'est lui qui est venu à moi, en me disant que mon profil était intéressant, qu'apparement je lui ressemblais. Nous sommes rapidement passé à MSN, vu la faible qualité du service de messagerie de 411 (mais ça c'est une autre histoire...)

Nous n'avons pas beaucoup parlé sur le coup, mais nous nous sommes retrouvé sur le net samedi dernier, à mon retour d'un anniversaire de mariage, après que F'n'R, mon fuckfriend jusqu'à la gay pride, ait annulé notre rencontre prévue ce soir-là. Nous avons parlé de nos fantasmes, de ce que nous aimions; il me dit qu'il est 100% top, dominant, qu'il aime faire faire ce qu'il veut à ses baises, qu'il est kinky... je lui réponds que nous sommes totalement compatibles... Nous avons fait du sexcam, c'était vraiment intense, moi qui vient assez peu et sans que ça fasse un beau jet droit (ça coule le long de ma verge généralement), j'ai pu voir mon sperme monter très haut sur l'image de la caméra... j'étais fier, pour sûr!

Nous nous fixons rendez-vous pour le lendemain matin, chez lui. Il doute clairement de moi, et je le comprend, il a peur que je ne sois pas sérieux. Que je sois un beau parleur, mais pas un faiseur. Ou que je ne sois pas aussi osé que je le disais.

Je l'appelle juste après avoir pris ma douche dimanche, je me mets en route et arrive chez lui presqu'une heure plus tard, à 11h30. On passe directement à sa chambre, directement sous les couvertures, en cinq minutes nous sommes nus, sa graine dans ma gueule. Pas de niaisage. J'aime ça ainsi.

Sauf que. C'est un embrasseur timide; moi, quand je baise pour baiser, j'aime que le gars utilise beaucoup sa langue, qu'il mette trop de salive, que ce soit vraiment sauvage, animal. Lui donne de petits baisers presque prudes avec ses lèvres, sortant à peine sa langue. Pour un gars qui, moins de douze heures avant, me disait qu'il allait, et je cite, me soumettre «comme une chienne finie, comme une vieille pute», ça partait mal. À mon tour donc de douter.

Le doute s'est rapidement dissipé, il avait énormément de vigueur... il s'est réveillé après cinq minutes de fellation, devenant plus actif; me prenant la tête à deux mains, il a vraiment enfoncé son pénis dans ma gorge, m'étouffant, me donnant des hauts-le-coeur, m'empêchant de respirer. Sa queue n'étant pas trop longue, je pouvais le prendre au complet en bouche, ce qui provoque toujours son effet chez les hommes...

Il m'avait dit qu'il était «100% safe» sur MSN, ce que je suis aussi. Alors que je suis couché sur le dos, les jambes sur ses épaules, et qu'il déballe sa capote, il me dit: «j'espère qu'un jour on se fera assez confiance pour se passer de condom...»

WTF!?! 100% safe et, après une demie-heure à me voir, il parle déjà de se faire confiance, assez pour du bareback? Pas fort comme stratégie, non seulement d'avoir cette idée mais aussi de choisir ce moment, déjà que la pose de l'armure de latex est un turn-off majeur... Et c'est clair que je ne lui ferai pas confiance, pas tant pour me protéger moi que pour le protéger lui, on ne peut jamais être sûr de rien, et c'est pas demain la veille que je serai fidèle à un fuckfriend...

Après avoir rapidement mis derrière nous ce faux pas, il me prend... sans bander mou! Ça faisait vraiement longtemps que je n'avais pas vu un gars bander aussi dur avec une capote, d'habitude ça ralentit leurs ardeurs... pas pour lui! Et là il ne niaisait plus. Il me baise comme je n'avais pas été baisé depuis un sale bout. Me mord les seins. Me gifle. Me frappe les couilles. Me regarde gémir, un regard sardonique dans les yeux.

Il adopte ensuite ma position préférée: lui debout, moi sur le lit, il me prend doggystyle en me tirant les cheveux pour me pénétrer le plus possible... soit c'est un hasard, soit qu'il se souvient m'avoir entendu lui dire ça la veille. Je crois qu'il s'en souvient, puisque du début à la fin il cherchera mon plaisir, il voudra me donner les meilleures sensations possibles, et ça ça fait du bien.

Il se retire, se découvre en me refout sa graine dans la bouche. Me refait étouffer. Il me vient au fond de la gorge, mais pas moi, j'attend le deuxième round. Et m'assure qu'il y en aura un par le fait même.

Nous nous sommes couché, collés l'un sur l'autre, sous la couette. Pendant une heure, nous resterons ainsi, bougeant uniquement pour changer de position ou pour caresser l'autre. Une heure de tendresse qui me sera très précieuse; pour une rare fois je semble avoir trouvé quelqu'un qui aime le sexe comme moi, hard et sans attaches, et qui peut être très tendre, très doux lorsqu'on ne baise pas. Et qui peut parler d'élections américaines sans me pénétrer. Et qui peut faire des dodos collés. Enfin.

Deux autrs fois nous avons baisé ce jour-là. Avec quelques variantes; crachat sur mon visage, étranglement, etc. Trois fois en cinq heures, il est venu, moi deux fois, les trois fois il m'a baisé avec la même énergie... En plus, après notre séance de cam, il était venu deux autres fois... performance plus qu'intéressante!

Nous sommes parti ensemble, nos chemins se séparant à mi-parcours. Il m'a demandé si j'aimerais le revoir... Comme il m'a dit qu'il aimait, entre autres choses que nous n'avons pas eu le temps d'essayer, le bondage et les golden shower, je vous laisse deviner ma réponse...

dimanche 26 août 2007

Party + maison = désastre

J'ai plusieurs théories de vie; une de celles-ci, c'est que tout party résidentiel va mal virer. Qu'il y aura toujours un fuck quelque part. Pour moi, une maison est un lieu de sérénité, de paix, et elle est conçue pour ça. Pas pour recevoir des dizaines de gens pour danser, bouger, circuler. Le Unity est fait pour ça, pas votre appartement.

Il y a quelques temps, j'ai été invité à la pendaison de crémaillère d'un ami récent à moi, Turtle. Lorsque nous nous sommes rencontré, le déclic fut instantané, l'attraction immédiate, mais pour plus que du sexe; je voulais m'en faire un très bon ami. Au fil de discussions, il me dit qu'il croit vouloir plus que du sexe avec moi (oups!), je lui fait comprendre que je n'y suis pas prêt, il veut donc qu'on arrête d'avoir des rapports sexuels. J'accepte, je serais son ami chaste (eh oui, je préfère perdre du sexe plutôt qu'un ami!)

Je vais donc à son party, j'apporte un joli cadeau, visiblement apprécié par lui et son colocataire. La soirée avance, je butine à gauche et à droite, que des filles et des straights, je jase, je m'intègre parfaitement à cette bande de sympathiques inconnus. Puis, alors que je commençais à être affecté, je les vois arriver... deux gars, visiblement gays, appelons-les Diva (petit, grand souci de la mode, toujours la pose de diva, justement, cute à mort) et Viril (grand, belle mâchoire, foncé, poilu juste assez, il transpirait la virilité, évidemment). Immédiatement, Turtle glisse à mon oreille que Diva m'a vu sur Facebook, et qu'il me trouve de son goût.

C'est fatal. On me dit que je suis beau, on me gonfle l'égo un minimum et paf! je tombe dans les bras du premier venu. Je jase avec eux, mais je m'efforce de changer de gang de temps à autre. L'alcool aidant, lorsque Viril me met au défi de le suivre à la salle de bains, j'accepte sans hésiter. On s'y enferme, je m'agenouille, je le suce; deux, trois minutes peut-être et il est venu dans ma bouche. On sort rapidement. Rien de trop choquant, bref.

Diva est visiblement jaloux, il m'y traîne à son tour. Sauf que lui, c'est long. Il a beau m'enfoncer sa queue au fond de ma gorge, me frapper au visage avec celle-ci, rien n'y fait; il veut mon cul, je sors chercher un condom dans mon sac. Il n'arrive pas à me pénétrer, on décide de remettre ça à plus tard.

Je sors de la salle de bains, je sens déjà le poids de la culpabilité sur mes épaules. Je sais que j'ai fait très mal à Turtle, qui me trouvait merveilleux. Je savais que je l'avais déçu à un point quasi impardonnable. La suite des choses allait me le confirmer.

La soirée tire à sa fin, je ne sais même pas quand Viril est parti. Diva m'incite à aller chez lui, me disant qu'il avait envie de dormir collé, qu'il ne voulait pas de sexe. Je n'ai qu'une parole, Turtle m'avait offert (demandé? je ne sais trop...) de dormir chez lui, collé sur lui. Je lui demande donc s'il préfère que je quitte avec Diva, sa réponse est vague et évasive, je garde donc mon plan original.

Lorsqu'il ne restait plus que Turtle, son coloc et moi-même, mon ami m'a demandé, candidement, à 5h du matin, comment je comptais rentrer chez moi. J'ai tout compris à ce moment-là. Compris à quel point je l'avais blessé, déçu, et que j'étais un monstre. Un monstre guidé par le sexe, un monstre facile et irrespectueux. Je me suis excusé, disant que j'étais un trou de cul. «Effectivement, on peut difficilement faire pire» fut sa réponse, déchirante. J'ai ramassé mes cliques et mes claques et je suis parti avec le premier bus.

Je suis arrivé chez moi à 6h30, après une heure de transport en commun et de taxi, saoûl au soleil levant, me sentant sale à l'extérieur comme à l'intérieur. Passé le pas de ma porte, je me suis déshabillé et j'ai écris un long message à Turtle pour m'excuser.

En mon fort intérieur je sais que j'ai tout gâché, qu'il ne reviendra jamais à moi. Je n'attend pas de réponse et encore moins de pardon, mais néanmoins je garde un petit espoir.

mercredi 15 août 2007

Werewolf

J'aime les hommes d'expérience, c'est clair. Le Danseur m'énerve depuis un bout de temps, il est trop jeune. Mais les hommes d'expérience sont parfois d'une quétainerie...

Vendredi, je suis sorti au Unity avec quelques amis de longue date, rien de prévu en particulier. On prend un verre sur la mezzanine, je regarde les gens, il n'y a pas trop de monde. Comme toujours, je croise des connaissances, mes amis également. Une de ces connaissances d'un ami, c'était le Loup. Cute, je lui donnait 26, 27 ans. Il voit qu'il a envie de moi et je sais qu'il a vu que je le voulais. C'était clair, sans équivoque, seulement par le regard, le sourire.

Il s'éloigne, jase à d'autres, je ne le perd pas du coin de l'oeil. On finit par aller danser, tous ensemble, mais moi je reste près de celui qui connaît le Loup. On danse de façon assez sensuelle, voire sexuelle, il fait chaud comme c'est pas permis, tout le monde est en manque et ça paraît. Vers 2h30, le Loup vient rôder près des brebis innocentes (!), peut-être pour s'assurer une place en fin de soirée.

À la sortie du bar on va manger au centre-ville, moi je suis à-côté de lui, et mes allusions sont très peu subtiles, je veux qu'il me ramène chez moi. Si j'ai appris une chose qui m'est très utile avec les hommes, c'est qu'il faut être franc, direct, osé, voire déplacé pour avoir ce qu'on veut. En tout cas, avec moi ça fonctionne plutôt bien!

Finalement, on va tous dans la même direction, on doit déposer notre ami commun, pour connaître son trajet, il me demande où j'habite, comme une dernière confirmation que je veux le suivre (au lieu de demander où je vais, il a la délicatesse de poser une question plus neutre... bon point!), je lui répond que «j'habite où tu veux, chéri!». Son sourire dans le rétroviseur me satisfait amplement.

Il dépose notre ami, on débarque chez lui. Et c'est là qu'il a hérité de son surnom du Loup. Il y en a partout! Dans des cadres, sur les couvertures, les tasses, en bibelots, partout des loups! De ces loups qu'on voit sur les cotons ouatés, identiques! Avec des pleines lunes, des rochers, des silhouettes d'arbres... un cauchemar! Bref on passe au lit, il est d'une grande douceur.

On s'embrasse beaucoup, on se caresse, il me fait sans cesse des mini massages (c'est plus le temps messemble) du bout des doigts. Je me déniaise, j'attaque ses sous-vêtements, je le prend en bouche, il adore; il a un pénis relativement plus petit que la moyenne je dirais, mais il a une érection d'une rigidité incroyable, une belle, avec des beaux testicules, et son scrotum constitue une zone incroyablement érogène chez lui (ça tombe bien puisque chez moi aussi).

On se joue chacun après, nous nous exprimons pas mal, mais ça demeure plutôt soft, plutôt classique. Contrairement au Danseur, après m'avoir enculé pendant 10 minutes il m'annonce qu'il va jouir, ça durera pas 2 heures, ce qui est une excellente nouvelle, surtout qu'il devait être 6h environ.

Nous sommes demeurés sur son lit, il a dirigé pas mal du début à la fin, il semblait comblé, en extase. Nous n'avons pas eu de positions très créatives, quoique lorsqu'il est venu il était à genoux sur le lit, moi sur le dos, les pieds à plat mais les genoux remontés sous ses bras, le cul à plusieurs centimètres du matelas, il avait un angle de pénétration très agréable.

Nous nous sommes endormi, une excellente nuit de sommeil même si je dormais chez un inconnu, sauf pour ces cauchemars concernant mon vélo qui ne me quittaient pas l'esprit, je ne sais trop pourquoi.

Au réveil, je l'agace à fond, et je lui fais faire une des choses que j'aime le plus; je reste couché (je suis paresseux quand même), et je le fais mettre à califourchon sur ma poitrine, de telle sorte que je peux le sucer. Et mieux encore, je le fais avancer, pour que je puisse à tour de rôle lui lécher le scrotum, la zone directement entre les cuisses, puis l'anus, et j'imprime à son bassin un mouvement de va-et-viens, pour qu'il se stimule sur mes yeux, mon nez, mes lèvres, ma langue. Après une dizaine de minutes de ce manège, il vient sur mon visage et dans ma bouche, et je jouis quelques secondes plus tard, sa queue toujours dans ma gueule.

Alors qu'on se nettoie, il s'étonne du fait que je sois un vrai cochon. Il a apparemment beaucoup à découvrir sur moi encore!

samedi 28 juillet 2007

Lunetier

J'ai rencontré le Lunetier par Gay411 (un autre!) il y a un mois de cela. Super drôle, bitch à souhait, il a un joli visage. Un soir que je suis fin saoûl et totalement seul à l'appart, je l'invite à faire un tour. «Seulement une demie-heure» dit-il, sa mère le pressant de rentrer.

Il arrive chez moi, il est comme en photo, quoique ses lèvres sont plus pulpeuses encore. Il est définitivement arabe, par sa peau foncé, sa pilosité évidente, son type de cheveu. Je suis complètement bourré, j'ai de la difficulté à me déplacer. Je lui fais visiter toutes les pièces, puis on s'assoit pour jaser. Du coin de l'oeil, je regarde l'horloge. Vingt minutes ont passé.

À ving-sept minutes, je décide de lui refaire visiter ma chambre. Je lui montre les babioles qui l'emplissent. Après trente minutes, je le jette dans mon lit. À trente et une, je lui dis «oups, déjà une demie-heure, tu dois partir!» Il me regarde avec des éclairs dans les yeux mais continue à m'embrasser.

Nous nous déshabillons, je reste coucher et il va me face fucker comme un pro. Vraiment, j'ai adoré ça. Pour une première fois avec moi, il a su trouver mes points sensibles et commencer à explorer mes fantasmes masochistes.

Je compte bien le revoir cette semaine. D'autant plus qu'il a une auto ;-)

dimanche 22 juillet 2007

Reprise avec le Danseur

Le Danseur, celui avec qui j'ai connu un quasi-échec sexuel m'a donné une deuxième chance. Nous sommes retourné danser samedi, toujours au Unity, encore une fois les premiers arrivés, toujours les derniers sortis. Il m'avait invité chez lui par la suite, à Laval, chez ses parents (il n'a pas 20 ans, dois-je le rappeler), qui étaients partis pour la fin de semaine. On prend le taxi après la soirée, on arrive chez-lui, je visite rapidement (vive la banlieue décidément) et on passe aux choses sérieuses.

Moi je ne pense qu'à une chose... être à la hauteur! Je niaise pas, il me pénètre, et c'est vraiment bon. Trop. J'aime vraiment trop ça, et lui a vraiment chaud. Il est si beau... suitant, haletant, je me démenais, je n'étais pas venu depuis 48h (un presque record je crois)... j'ai enduré pendant beaucoup plus longtemps que la première fois, quand même, j'étais bien meilleur je crois, mais tout de même je suis venu bien avant lui... j'étais vraiment pas content de moi.

Mais tout de même, le lendemain au moment de se quitter, il m'a montré «pour référence future» le lieu des arrêts d'autobus du quartier. Rassurant, quand même!

dimanche 8 juillet 2007

Poppers

J'ai essayé, avec mon fuckfriend, du poppers. J'en avais souvent entendu parler, j'en avais souvent vu dans le comptoir chez Priape, ses qualités dans les récits sexuels semblaient incroyables. On commençait à s'amuser lorsqu'il me dit:
«T'as déjà essayé ça, Garçon Débauché, du poppers?»

Parenthèse: je n'aime pas ce qui altère mon esprit. Je ne fume pas, ne prend pas de drogue. Pas par peur de l'effet, mais plus par peur du moyen; inhaler de la fumée je déteste. Me piquer me donne des sueurs. Et sniffer de la poudre, je ne sais pas pourquoi, ça me fait croire que mon nez va se mettre à pisser le sang partout. Si je prend de la drogue un jour ce serait davantage sous forme de pilules, je crois. Fin de la parenthèse.

«Non. Mais je suis prêt à tout essayer! (et c'est vrai)»
Il m'en a fait respirer, des deux côtés. Dans ma tête, pendant que j'aspirais, les souvenirs des histoires de cul incroyable sous le poppers, où on perd la tête, où on veut du sexe immédiatement et de façon incroyablement sauvage, me revenaient en tête. Immédiatement, j'ai ressenti une vague de chaleur en moi, un peu comme lorsqu'on prend une bonne shot de vodka en rentrant à la maison, l'hiver. Mais de l'extase? Non. Mon anus était plus dilaté, c'est sûr, mais je n'étais pas plus sauvage que d'habitude.

Question: suis-je déjà plus addict au sexe qu'un humain normalement constitué peut l'être, ou si je suis simplement insensible au poppers? Je devrai vérifier...

mercredi 27 juin 2007

Dépasser ses limites

Wow. Tel qu'annoncé à la fin de mon message d'hier, j'ai eu ma deuxième expérience de sexe avec un gars trouvé sur internet hier.
Toujours grâce à Gay411, j'ai découvert l'Improbable Dominant en fin de semaine. Le type est à la fin de la vingtaine et se dit bottom totale, bref tout ce que je ne cherche pas. Et je suis sceptique que, vu ses préférences sexuelles, il puisse m'apporter ce que je cherche. Il pique néanmoins ma curiosité, me disant qu'il saurait me soumettre, me traiter comme un moins que rien, etc. Bon. J'embarque dans son jeu, et de la façon qu'il me parle il pourrait me soumettre de joli façon. Surtout, il me promet d'explorer mes fantasmes au maximum, notamment mon attrait pour l'uro et le scato.
On se donne rendez-vous mardi soir, à une station de métro près de chez-lui, près du centre-ville. Lorsque je le vois, sa taille me rappelle celle de mon ex; il me dépasse d'une bonne demi-tête.

Je le suis jusqu'à chez-lui, je le trouve réservé quand même (moi, fidèle à mon habitude, je suis volubile comme c'est pas possible). On entre, il m'offre à boire, je cale presque ma bière (fait rarissime, d'habitude une bouteille me dure genre une heure). J'en prend une deuxième. Il me fait des shooters. Je suis presque saoul (je suis sensible, c'est pas ma faute!)

Puis, on passe aux choses sérieuses. Il me fait coucher sur le ventre dans son lit, sors sa ceinture... et me fait incroyablement mal. Sur les fesses, la douleur était supportable, mais dans le dos... vraiment je pleurais. Et tout ce qu'il disait c'était que je criais trop fort, que je devais me contrôler. C'est à ce moment que j'ai compris que ce serait une baise vraiment intense.

Il m'avait dit de ne pas aller à la toilette avant qu'on ne se voit, je m'attendais à être beurré. Mais je ne savais jusqu'où j'étais prêt à aller, j'étais en exploration totale, avec un homme expérimenté... j'étais en confiance. Je m'ouvre, il ressort tout sale bien entendu... il approche ses doigts de mon visage, c'est plus fort que moi, je goûte au produit de mon cul. Ça goûtait... le café. Et le chocolat. Sérieusement. C'était réellement dégueulasse, mais viarge que j'aimais ça. Je ne pouvais plus m'arrêter. Il m'a fait m'accroupir par terre, m'a fait chier sur le sol, et m'as fait manger un peu de mes déchets. Je n'ai pas pu, les hauts-le-coeur étaient trop puissants. Il m'en a alors étalé sur le torse, j'en avais déjà plein le visage.

Je suis allé me laver, mais avant je me suis regardé un bon deux minutes dans le miroir... j'étais réellement bandant. Il n'y a pas d'autres mots. Je me suis lavé, et il a réalisé un autre de mes fantasmes: le golden shower. Wow. Déchéance totale, une fois de plus, j'adorais la sensation. Je me lave à nouveau, on retourne dans sa chambre à coucher, je lui fais une fellation dont moi seul semble avoir le secret, mais ses racines de bottom refont surface; il ne veut pas me sodomiser.

J'étais vraiment déçu. J'aime vraiment trop la sensation d'un pénis dans mon cul, c'est incroyable. On s'est masturbé, côte à côte, en nous racontant des expériences et des fantasmes... il va assez loin dans les siens, relativement morbide, ce qui n'est pas pour me déplaire. J'imagine qu'il n'y a rien de tel qu'un bottom pour vous faire sentir comme un bottom, ce qui semble logique... Il finit par venir sur mon visage, j'étais couvert, c'était trop bon.

On se lave, on se couche, et on parle. C'est cool, ça venait briser le cliché que deux gars qui sont là juste pour baiser ne se parleront pas. J'ai trouvé quelqu'un de très intéressant, le genre que j'aimerais avoir comme ami pour beaucoup plus que le sexe...

Je suis rentré chez-moi par la suite, il avait un rendez-vous tôt ce matin, je pars bientôt travailler, satisfait comme je ne l'avais pas été depuis très longtemps...

mardi 26 juin 2007

Première prise du web

J'ai laissé mon chum à la fin de l'an dernier, après plus de quatre ans avec. Ma majorité, la fin de mon secondaire, la découverte de la vie autonome, j'ai vécu tout ça avec lui. Mais je n'ai pas vécu les one nights. Je n'ai pas connu les promenades nocturnes au parc et les rencontres qu'on peut y faire. Et je n'ai jamais pu ramasser un gars sur le web.

J'y ai remédié en février. Sur gay411 (où d'autre?), j'ai trouvé ce français, pas très joli et qui était très français en ce sens qu'il aimait se vanter. C'était clair. Pour me convaincre de son «sérieux», il m'a envoyé une photo de lui et d'un ancien premier ministre canadien. Le hic, c'est que le cliché a été pris dans un genre de souper spaghetti, où n'importe quel politicien se ferait prendre un photo avec le premier quidam venu, pour faire de la publicité gratuite. Mettons que j'ai un peu ris de lui.

Il m'a convaincu en me disant qu'il était dominant, et qu'il avait beaucoup de sperme lorsqu'il venait. Je suis donc allé chez lui, à Montréal, après ma journée d'école. En entrant, j'ai remarqué les meubles tape-à-l'oeil, faussement vieillots, les cadres trop grands et trop dorés pour le quartier. Dans sa chambre, il me montre tous ses gadgets, me dit qu'il a eu un des premiers terminaux Illico HD (ah bon).

On passe aux choses sérieuses, il se déshabille, son pénis est bizarre; courbé, pas très gros mais d'une jolie longueur. Je le suce, je remarque qu'il sent bizarre... il s'est parfumé la queue! N'importe quoi... on enclenche la vitesse supérieure, j'aime comment il va avec moi, mais il prend clairement plus son pied que moi. Et côté domination... le néant.

Une chose de positive, il avait pas menti sur la quantité de sperme. Une mer. Sur mon visage. Y'avait de quoi être heureux et se sentir soumis. Sauf qu'après ça il s'est endormi. Je suis pas venu.

J'ai dormi, on a recommencé, pas mal la même chose. Et lorsqu'on (ou plutôt il) a eu fini, il s'est rhabillé. J'ai toujours pas joui. Pour me venger, j'ai volé une paire de batteries rechargeables qui traînait. Sous son nez, en sachant qu'il s'en était rendu compte.

Je me suis dit que ça n'allais plus jamais m'arriver, que j'avais essayé, que c'était une expérience. Mais je vais remettre ça mardi soir. J'en redonne des nouvelles.