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dimanche 28 octobre 2007

Payer pour du sexe?

Pour ceux qui me suivent depuis un certain temps, je dois donner l'impression d'avoir tout essayé. Bien sûr c'est faux. Mais je suis prêt à essayer à peu près tout, et ça plusieurs l'auront compris. Parmis les choses que je n'ai pas eu l'occasion d'essayer il y a la prostitution. Jamais je n'ai été payé pour avoir du sexe. Et je crois que le sexe ne m'a jamais apporté d'avantages directs, autres que la satisfaction du moment présent. Au contraire. Mais cela pourrait changer.

 

Il y a deux semaines environ, il y a ce gars qui est venu me voir sur Gay411. Un peu vieux, mais moins de 40 ans quand même. Au lieu de me complimenter sur mon apparence physique, ou de me demander directement si je voudrais coucher avec, il m'a demandé «es-tu soumis et aimes-tu les $$$?». Intrigué, je lui réponds que oui je suis très soumis, et que tout le monde aime l'argent.

 

Au fil des messages, il me dit qu'il serait prêt à me payer pour que j'aille chez lui pour me faire dominer. Sans même me faire pénétrer. Il me demande combien je voudrais... bonne question! Souvent j'ai pensé qu'un jour je pourrais vendre mon corps, je veux dire je n'ai pas de scrupules sur l'idée d'échanger de l'argent pour du sexe, tant que ça me tente un tant soit peu. Et oui, ça me tenterait avec lui je crois.

 

Je réfléchis rapidement, et je lance un prix. 100$ l'heure, plus 50$ pour le déplacement. Donc pour deux heure, 250$. Si je dors là, mettons 12 heures au total, 1250$. Séduisant. Quoique je me suis rapidement rendu compte que j'avais été chiche sur mes demandes, mais bon je vais les conserver. Mais quand même, c'est angoissant de voir un gars prêt à payer pour du sexe avec un autre qu'il n'a jamais vu, dont il n'a que quelques photos... C'est sûr que je prendrai mes précautions, je vais empocher l'argent avant et m'assurer avec un ami qui si à telle heure il n'a pas de nouvelles de moi qu'il devrait s'inquiéter.

 

Ce que ça me dit aussi, c'est que ce gars-là, s'il est sérieux, doit avoir une bien piètre estime de lui-même... sinon il ne serait pas parti avec l'argent. À moins que ça ne soit un fantasme pour lui, qu'ainsi il sent qu'il oblige les gars à avoir du sexe avec lui.

 

De toute façon ça n'avance pas vraiment ce dossier, mais je vous reviendrai avec des détails scabreux. Mais vous, du sexe pour de l'argent, vous en pensez quoi?

mardi 18 septembre 2007

Le Chat d'Hochelaga

J'ai déjà parlé de Gay411. De cette bible du gay québécois, où tous ont un profil, où tous cherchent du sexe, pour maintenant ou plus tard, librement ou malgré un conjoint, malgré ce que les participants peuvent y dire, cachés derrières les étiquettes «friends», «love» ou «chat». Du fait qu'on y trouve peu de sérieux, où le taux de beaux parleurs par rapport aux réels faiseurs est très élevé. Du fait que nous sommes souvent déçus par ce site donc.

La semaine dernière, j'ai conmencé à parler au Chat sur 411. En fait, c'est lui qui est venu à moi, en me disant que mon profil était intéressant, qu'apparement je lui ressemblais. Nous sommes rapidement passé à MSN, vu la faible qualité du service de messagerie de 411 (mais ça c'est une autre histoire...)

Nous n'avons pas beaucoup parlé sur le coup, mais nous nous sommes retrouvé sur le net samedi dernier, à mon retour d'un anniversaire de mariage, après que F'n'R, mon fuckfriend jusqu'à la gay pride, ait annulé notre rencontre prévue ce soir-là. Nous avons parlé de nos fantasmes, de ce que nous aimions; il me dit qu'il est 100% top, dominant, qu'il aime faire faire ce qu'il veut à ses baises, qu'il est kinky... je lui réponds que nous sommes totalement compatibles... Nous avons fait du sexcam, c'était vraiment intense, moi qui vient assez peu et sans que ça fasse un beau jet droit (ça coule le long de ma verge généralement), j'ai pu voir mon sperme monter très haut sur l'image de la caméra... j'étais fier, pour sûr!

Nous nous fixons rendez-vous pour le lendemain matin, chez lui. Il doute clairement de moi, et je le comprend, il a peur que je ne sois pas sérieux. Que je sois un beau parleur, mais pas un faiseur. Ou que je ne sois pas aussi osé que je le disais.

Je l'appelle juste après avoir pris ma douche dimanche, je me mets en route et arrive chez lui presqu'une heure plus tard, à 11h30. On passe directement à sa chambre, directement sous les couvertures, en cinq minutes nous sommes nus, sa graine dans ma gueule. Pas de niaisage. J'aime ça ainsi.

Sauf que. C'est un embrasseur timide; moi, quand je baise pour baiser, j'aime que le gars utilise beaucoup sa langue, qu'il mette trop de salive, que ce soit vraiment sauvage, animal. Lui donne de petits baisers presque prudes avec ses lèvres, sortant à peine sa langue. Pour un gars qui, moins de douze heures avant, me disait qu'il allait, et je cite, me soumettre «comme une chienne finie, comme une vieille pute», ça partait mal. À mon tour donc de douter.

Le doute s'est rapidement dissipé, il avait énormément de vigueur... il s'est réveillé après cinq minutes de fellation, devenant plus actif; me prenant la tête à deux mains, il a vraiment enfoncé son pénis dans ma gorge, m'étouffant, me donnant des hauts-le-coeur, m'empêchant de respirer. Sa queue n'étant pas trop longue, je pouvais le prendre au complet en bouche, ce qui provoque toujours son effet chez les hommes...

Il m'avait dit qu'il était «100% safe» sur MSN, ce que je suis aussi. Alors que je suis couché sur le dos, les jambes sur ses épaules, et qu'il déballe sa capote, il me dit: «j'espère qu'un jour on se fera assez confiance pour se passer de condom...»

WTF!?! 100% safe et, après une demie-heure à me voir, il parle déjà de se faire confiance, assez pour du bareback? Pas fort comme stratégie, non seulement d'avoir cette idée mais aussi de choisir ce moment, déjà que la pose de l'armure de latex est un turn-off majeur... Et c'est clair que je ne lui ferai pas confiance, pas tant pour me protéger moi que pour le protéger lui, on ne peut jamais être sûr de rien, et c'est pas demain la veille que je serai fidèle à un fuckfriend...

Après avoir rapidement mis derrière nous ce faux pas, il me prend... sans bander mou! Ça faisait vraiement longtemps que je n'avais pas vu un gars bander aussi dur avec une capote, d'habitude ça ralentit leurs ardeurs... pas pour lui! Et là il ne niaisait plus. Il me baise comme je n'avais pas été baisé depuis un sale bout. Me mord les seins. Me gifle. Me frappe les couilles. Me regarde gémir, un regard sardonique dans les yeux.

Il adopte ensuite ma position préférée: lui debout, moi sur le lit, il me prend doggystyle en me tirant les cheveux pour me pénétrer le plus possible... soit c'est un hasard, soit qu'il se souvient m'avoir entendu lui dire ça la veille. Je crois qu'il s'en souvient, puisque du début à la fin il cherchera mon plaisir, il voudra me donner les meilleures sensations possibles, et ça ça fait du bien.

Il se retire, se découvre en me refout sa graine dans la bouche. Me refait étouffer. Il me vient au fond de la gorge, mais pas moi, j'attend le deuxième round. Et m'assure qu'il y en aura un par le fait même.

Nous nous sommes couché, collés l'un sur l'autre, sous la couette. Pendant une heure, nous resterons ainsi, bougeant uniquement pour changer de position ou pour caresser l'autre. Une heure de tendresse qui me sera très précieuse; pour une rare fois je semble avoir trouvé quelqu'un qui aime le sexe comme moi, hard et sans attaches, et qui peut être très tendre, très doux lorsqu'on ne baise pas. Et qui peut parler d'élections américaines sans me pénétrer. Et qui peut faire des dodos collés. Enfin.

Deux autrs fois nous avons baisé ce jour-là. Avec quelques variantes; crachat sur mon visage, étranglement, etc. Trois fois en cinq heures, il est venu, moi deux fois, les trois fois il m'a baisé avec la même énergie... En plus, après notre séance de cam, il était venu deux autres fois... performance plus qu'intéressante!

Nous sommes parti ensemble, nos chemins se séparant à mi-parcours. Il m'a demandé si j'aimerais le revoir... Comme il m'a dit qu'il aimait, entre autres choses que nous n'avons pas eu le temps d'essayer, le bondage et les golden shower, je vous laisse deviner ma réponse...

samedi 28 juillet 2007

Lunetier

J'ai rencontré le Lunetier par Gay411 (un autre!) il y a un mois de cela. Super drôle, bitch à souhait, il a un joli visage. Un soir que je suis fin saoûl et totalement seul à l'appart, je l'invite à faire un tour. «Seulement une demie-heure» dit-il, sa mère le pressant de rentrer.

Il arrive chez moi, il est comme en photo, quoique ses lèvres sont plus pulpeuses encore. Il est définitivement arabe, par sa peau foncé, sa pilosité évidente, son type de cheveu. Je suis complètement bourré, j'ai de la difficulté à me déplacer. Je lui fais visiter toutes les pièces, puis on s'assoit pour jaser. Du coin de l'oeil, je regarde l'horloge. Vingt minutes ont passé.

À ving-sept minutes, je décide de lui refaire visiter ma chambre. Je lui montre les babioles qui l'emplissent. Après trente minutes, je le jette dans mon lit. À trente et une, je lui dis «oups, déjà une demie-heure, tu dois partir!» Il me regarde avec des éclairs dans les yeux mais continue à m'embrasser.

Nous nous déshabillons, je reste coucher et il va me face fucker comme un pro. Vraiment, j'ai adoré ça. Pour une première fois avec moi, il a su trouver mes points sensibles et commencer à explorer mes fantasmes masochistes.

Je compte bien le revoir cette semaine. D'autant plus qu'il a une auto ;-)

mercredi 27 juin 2007

Dépasser ses limites

Wow. Tel qu'annoncé à la fin de mon message d'hier, j'ai eu ma deuxième expérience de sexe avec un gars trouvé sur internet hier.
Toujours grâce à Gay411, j'ai découvert l'Improbable Dominant en fin de semaine. Le type est à la fin de la vingtaine et se dit bottom totale, bref tout ce que je ne cherche pas. Et je suis sceptique que, vu ses préférences sexuelles, il puisse m'apporter ce que je cherche. Il pique néanmoins ma curiosité, me disant qu'il saurait me soumettre, me traiter comme un moins que rien, etc. Bon. J'embarque dans son jeu, et de la façon qu'il me parle il pourrait me soumettre de joli façon. Surtout, il me promet d'explorer mes fantasmes au maximum, notamment mon attrait pour l'uro et le scato.
On se donne rendez-vous mardi soir, à une station de métro près de chez-lui, près du centre-ville. Lorsque je le vois, sa taille me rappelle celle de mon ex; il me dépasse d'une bonne demi-tête.

Je le suis jusqu'à chez-lui, je le trouve réservé quand même (moi, fidèle à mon habitude, je suis volubile comme c'est pas possible). On entre, il m'offre à boire, je cale presque ma bière (fait rarissime, d'habitude une bouteille me dure genre une heure). J'en prend une deuxième. Il me fait des shooters. Je suis presque saoul (je suis sensible, c'est pas ma faute!)

Puis, on passe aux choses sérieuses. Il me fait coucher sur le ventre dans son lit, sors sa ceinture... et me fait incroyablement mal. Sur les fesses, la douleur était supportable, mais dans le dos... vraiment je pleurais. Et tout ce qu'il disait c'était que je criais trop fort, que je devais me contrôler. C'est à ce moment que j'ai compris que ce serait une baise vraiment intense.

Il m'avait dit de ne pas aller à la toilette avant qu'on ne se voit, je m'attendais à être beurré. Mais je ne savais jusqu'où j'étais prêt à aller, j'étais en exploration totale, avec un homme expérimenté... j'étais en confiance. Je m'ouvre, il ressort tout sale bien entendu... il approche ses doigts de mon visage, c'est plus fort que moi, je goûte au produit de mon cul. Ça goûtait... le café. Et le chocolat. Sérieusement. C'était réellement dégueulasse, mais viarge que j'aimais ça. Je ne pouvais plus m'arrêter. Il m'a fait m'accroupir par terre, m'a fait chier sur le sol, et m'as fait manger un peu de mes déchets. Je n'ai pas pu, les hauts-le-coeur étaient trop puissants. Il m'en a alors étalé sur le torse, j'en avais déjà plein le visage.

Je suis allé me laver, mais avant je me suis regardé un bon deux minutes dans le miroir... j'étais réellement bandant. Il n'y a pas d'autres mots. Je me suis lavé, et il a réalisé un autre de mes fantasmes: le golden shower. Wow. Déchéance totale, une fois de plus, j'adorais la sensation. Je me lave à nouveau, on retourne dans sa chambre à coucher, je lui fais une fellation dont moi seul semble avoir le secret, mais ses racines de bottom refont surface; il ne veut pas me sodomiser.

J'étais vraiment déçu. J'aime vraiment trop la sensation d'un pénis dans mon cul, c'est incroyable. On s'est masturbé, côte à côte, en nous racontant des expériences et des fantasmes... il va assez loin dans les siens, relativement morbide, ce qui n'est pas pour me déplaire. J'imagine qu'il n'y a rien de tel qu'un bottom pour vous faire sentir comme un bottom, ce qui semble logique... Il finit par venir sur mon visage, j'étais couvert, c'était trop bon.

On se lave, on se couche, et on parle. C'est cool, ça venait briser le cliché que deux gars qui sont là juste pour baiser ne se parleront pas. J'ai trouvé quelqu'un de très intéressant, le genre que j'aimerais avoir comme ami pour beaucoup plus que le sexe...

Je suis rentré chez-moi par la suite, il avait un rendez-vous tôt ce matin, je pars bientôt travailler, satisfait comme je ne l'avais pas été depuis très longtemps...

mardi 26 juin 2007

Première prise du web

J'ai laissé mon chum à la fin de l'an dernier, après plus de quatre ans avec. Ma majorité, la fin de mon secondaire, la découverte de la vie autonome, j'ai vécu tout ça avec lui. Mais je n'ai pas vécu les one nights. Je n'ai pas connu les promenades nocturnes au parc et les rencontres qu'on peut y faire. Et je n'ai jamais pu ramasser un gars sur le web.

J'y ai remédié en février. Sur gay411 (où d'autre?), j'ai trouvé ce français, pas très joli et qui était très français en ce sens qu'il aimait se vanter. C'était clair. Pour me convaincre de son «sérieux», il m'a envoyé une photo de lui et d'un ancien premier ministre canadien. Le hic, c'est que le cliché a été pris dans un genre de souper spaghetti, où n'importe quel politicien se ferait prendre un photo avec le premier quidam venu, pour faire de la publicité gratuite. Mettons que j'ai un peu ris de lui.

Il m'a convaincu en me disant qu'il était dominant, et qu'il avait beaucoup de sperme lorsqu'il venait. Je suis donc allé chez lui, à Montréal, après ma journée d'école. En entrant, j'ai remarqué les meubles tape-à-l'oeil, faussement vieillots, les cadres trop grands et trop dorés pour le quartier. Dans sa chambre, il me montre tous ses gadgets, me dit qu'il a eu un des premiers terminaux Illico HD (ah bon).

On passe aux choses sérieuses, il se déshabille, son pénis est bizarre; courbé, pas très gros mais d'une jolie longueur. Je le suce, je remarque qu'il sent bizarre... il s'est parfumé la queue! N'importe quoi... on enclenche la vitesse supérieure, j'aime comment il va avec moi, mais il prend clairement plus son pied que moi. Et côté domination... le néant.

Une chose de positive, il avait pas menti sur la quantité de sperme. Une mer. Sur mon visage. Y'avait de quoi être heureux et se sentir soumis. Sauf qu'après ça il s'est endormi. Je suis pas venu.

J'ai dormi, on a recommencé, pas mal la même chose. Et lorsqu'on (ou plutôt il) a eu fini, il s'est rhabillé. J'ai toujours pas joui. Pour me venger, j'ai volé une paire de batteries rechargeables qui traînait. Sous son nez, en sachant qu'il s'en était rendu compte.

Je me suis dit que ça n'allais plus jamais m'arriver, que j'avais essayé, que c'était une expérience. Mais je vais remettre ça mardi soir. J'en redonne des nouvelles.