dimanche 28 octobre 2007

Payer pour du sexe?

Pour ceux qui me suivent depuis un certain temps, je dois donner l'impression d'avoir tout essayé. Bien sûr c'est faux. Mais je suis prêt à essayer à peu près tout, et ça plusieurs l'auront compris. Parmis les choses que je n'ai pas eu l'occasion d'essayer il y a la prostitution. Jamais je n'ai été payé pour avoir du sexe. Et je crois que le sexe ne m'a jamais apporté d'avantages directs, autres que la satisfaction du moment présent. Au contraire. Mais cela pourrait changer.

 

Il y a deux semaines environ, il y a ce gars qui est venu me voir sur Gay411. Un peu vieux, mais moins de 40 ans quand même. Au lieu de me complimenter sur mon apparence physique, ou de me demander directement si je voudrais coucher avec, il m'a demandé «es-tu soumis et aimes-tu les $$$?». Intrigué, je lui réponds que oui je suis très soumis, et que tout le monde aime l'argent.

 

Au fil des messages, il me dit qu'il serait prêt à me payer pour que j'aille chez lui pour me faire dominer. Sans même me faire pénétrer. Il me demande combien je voudrais... bonne question! Souvent j'ai pensé qu'un jour je pourrais vendre mon corps, je veux dire je n'ai pas de scrupules sur l'idée d'échanger de l'argent pour du sexe, tant que ça me tente un tant soit peu. Et oui, ça me tenterait avec lui je crois.

 

Je réfléchis rapidement, et je lance un prix. 100$ l'heure, plus 50$ pour le déplacement. Donc pour deux heure, 250$. Si je dors là, mettons 12 heures au total, 1250$. Séduisant. Quoique je me suis rapidement rendu compte que j'avais été chiche sur mes demandes, mais bon je vais les conserver. Mais quand même, c'est angoissant de voir un gars prêt à payer pour du sexe avec un autre qu'il n'a jamais vu, dont il n'a que quelques photos... C'est sûr que je prendrai mes précautions, je vais empocher l'argent avant et m'assurer avec un ami qui si à telle heure il n'a pas de nouvelles de moi qu'il devrait s'inquiéter.

 

Ce que ça me dit aussi, c'est que ce gars-là, s'il est sérieux, doit avoir une bien piètre estime de lui-même... sinon il ne serait pas parti avec l'argent. À moins que ça ne soit un fantasme pour lui, qu'ainsi il sent qu'il oblige les gars à avoir du sexe avec lui.

 

De toute façon ça n'avance pas vraiment ce dossier, mais je vous reviendrai avec des détails scabreux. Mais vous, du sexe pour de l'argent, vous en pensez quoi?

lundi 22 octobre 2007

Loi #2: Toujours aller chez le garçon

Il est important de tout faire pour ne pas ramener quelqu'un chez soi, et ce pour trois raisons: par commodité premièrement, par curiosité ensuite et finalement, économiquement.

Partons de la prémisse que les garçons sont trop souvent stupides en manquent de subtilité pour détecter les messages peu subtils qu'on leur envoie. Ainsi, si un gars est totalement inintéressant que vous désirez le chasser, plusieurs ne comprendront rien lorsque vous aurez éteint la télé, le système de son, toutes les lumières sauf celle de l'entrée, et que vous vous serez levé en disant «eh bien ce fut toute une rencontre, mais moi je me lève tôt je vais aller me coucher» alors qu'il est seulement 20h30, et que vous le coincez entre la porte et vous, qui avancez vers la sortie.

Tandis que lorsque vous allez chez l'autre, vous pouvez partir si vous vous emmerdez royalement, afin de partir à la chasse de quelqu'un de plus intéressant. Et vous pouvez ignorer tous les signes sus-mentionnés que l'autre utilisera pour vous chasser, afin de le forcer à vous fournir à déjeuner le lendemain. En étant chez l'autre et en y étant prêt (à ce sujet, voir la Loi #3), vous détenez un rapport de force qui, s'il est bien utilisé, vous permettra de tirer beaucoup de la situation.

La curiosité. Je ne sais pas pour vous, mais moi j'adore découvrir le milieu de vie des autres. Voir comment il décore, ce qu'il a, ce qu'il n'a pas, s'il est un maniaque de la propreté, s'il a une grande garde-robe, s'il a une photo de sa maman sur sa table de chevet, etc. Parfois vous pouvez avoir de mauvaises surprises; par exemple en entrant dans un appartement entièrement décoré de loups, comme ça m'est déjà arrivé... D'autres fois vous pouvez découvrir une bibliothèque garnie de ce que vous aimez, ou encore un mobilier et un goût pour le luxe qui vous indiquent que vous avez déniché un type qui, en plus de bien baiser, est riche... donc un futur chum, pour un temps du moins!

Finalement, économiquement il vaut souvent la peine d'aller ailleurs; vous n'avez pas à fournir de déjeuner, de lubrifiant, de préservatif, pas besoin de laver vos draps après, il n'est pas nécessaire non plus de payer d'éventuelles Tylenol, Pepto-Bismol ou de l'alcool. Au contraire, vous pouvez profiter de tout ça sans frais, alors ne vous gênez pas! Je recommande également de rapporter un souvenir si vous n'avez pas aimé votre baise; une paire de sous-vêtements, un petit bibelot... soyez efficace; prenez quelque chose de pas trop évident, qui vous fera penser à la personne, le genre de truc qui se perd facilement... vous ne voulez pas qu'il s'en rende compte et vous fasse mauvaise réputation par la suite!

Cette règle ne s'applique pas si vous n'avez pas confiance au gars (soyez sécuritaires quand même, je vous aime!) ou s'il habite en banlieue. Vous avez un standing, quand même.

mardi 16 octobre 2007

Comeback

F'n'R est revenu dans le décor hier. Ce garçon unique, atypique, qui fut mon fuckfriend jusqu'à la Gay Pride d'août dernier. Laissez-moi d'abord, chers lecteurs, faire une petite mise en contexte en vous parlant de F'n'R, d'où je le connais, qui le connais, qui le connaît, et pourquoi j'aimerais plus le connaître.

Notre histoire remonte à 2003 environ. À l'époque, je travaillais dans l'est de Laval, à plus d'une heure de transport de chez moi. Un emploi ennuyant mais payant, en centre d'appel. De Lui, je ne savais pas grand-chose; souvent je le voyais dans l'autobus sur le chemin du retour, et chaque fois il me fascinait... il avait un air bête constamment, des cheveux extravagants qui lui allaient très bien, des vêtements d'excellente qualité et pas un gramme de gras.

À l'époque, je n'avais pas réellement d'estime de moi. Je me trouvais gros (j'étais très gras disons), mes traits n'étaient pas particulièrement jolis, le temps a fait une belle oeuvre sur mon visage... bref, rien pour que j'ose aller lui parler. Souvent aussi dans le Village je l'ai vu, chaque fois son regard m'accrochait, et chaque fois je détournais les yeux, sans lui sourire. Il me regardait sûrement par provocation, pour me rappeler qu'il était tout et que je n'étais rien.

Puis, au printemps, tout cela a basculé, grâce à qui? Grâce à Gay411! Il m'y a vu, m'a reconnu et m'a écrit, il me reconnaissait, savait où on s'était vu des années auparavant, et il me trouvait de son goût! Moi, j'étais du goût de F'n'R, ce garçon qui pourrait avoir qui il veut malgré sa beauté hors-normes. Par l'attitude, par sa célébrité, il peut tout se permettre.

Je dis célébrité, mais j'exagère. Mais lorsque son nom est prononcé quelque part dans le Village, à tout le moins dans les endroits branchés de celui-ci, les oreilles se dressent, et personne ne manque l'occasion de dire qu'il le connaît. La première fois que je l'ai vu d'ailleurs, nous avons traversé le Village ensemble, et aux quatre pas il se faisait arrêter par quelqu'un, c'était incroyable.

Nous nous sommes vu quelques nuits. Il habite tout près du Village, près de Saint-Laurent et René-Lévesque, un petit appartement somme toute sympathique. Il est très à l'aise avec moi, direct, pas de fausses politesses, pas de méfiance. Pour arriver au principal, il a un pénis d'une taille plus que respectable, et il sait s'en servir. Il est endurant, il est dominant. IL sait comment me faire plaisir.

Puis, à la veille de Divers/Cité, nous nous sommes vu pour la dernière fois, sans le savoir. Cette fois-là, je lui ai prêté une certaine somme d'argent, rien de bien gros, mais tout de même, il avait une dette envers moi. Je croyais qu'il n'avait pas de quoi me rembourser, et qu'il préférait s'éloigner de moi plutôt que de m'affronter à ce sujet. Or, je lui avais bien dit que ça ne pressait pas, il m'avait d'ailleurs averti que ça pourrait prendre quelques semaines avant que je ne revois la couleur de mes billets.

Finalement, hier en arrivant chez moi, il m'a appelé. Il voulait que j'aille le rejoindre. J'ai refusé, j'étais bien chez moi, et je ne voulais pas être qu'un plan de rechange. Il me dit de le rappeler avant d'aller me coucher. Puis, une heure plus tard peut-être, un message texte: «je t'en prie, je veux passer une nuit collé avec toi. je t'en prie!» Je cède à ce moment, sans l'appeler immédiatement. C'est inutile, puisque c'est lui qui m'apelle quelques minutes plus tard. Je lui dis que j'irai.

Arrivé à son appartement, je retrouve sa langue, si parfaite, si forte, si exploratrice, qui n'a pas peur de se frotter à ma peau. Je retrouve sa force cachée sous cette mince couche de graisse. Je retrouve sa virilité, qui est bien caché derrière un look plutôt féminin. Il a encore ses pantalons lorsqu'il ralentit le rythme de ses caresses.

Je me sui ennuyé de toi, et pas mal plus que tu ne le crois. Je començais à trop m'attacher, et je savais que tu ne voulais pas personne dans ta vie, j'ai préféré m'éloigner pour un temps pour pouvoir mieux te retrouver.

Si vous saviez la fierté que j'ai ressenti à ce moment... ce garçon à l'allure si hautaine, snobinarde, qui vient de me dire que je l'ai fait craquer... Lui qui a une réputation énorme qui le précède, une réputation de vraie bitch, vient de me dire qu'il était attaché à moi, moi qui ne suis qu'un roturier comparé à lui, comtesse du Village.

Le sexe fut, comme toujours, excellent par la suite, quoique trop court, et par sa faute; jamais je ne suis venu avec lui je crois.

Un questionnement maintenant; j'ai dit à Smarties que j'avais un nouveau fuckfriend... est-ce qu'il l'a répété à F'n'R, qui a agi par jalousie? Ou suis-je parano?

mercredi 10 octobre 2007

Loi #1: Attention aux prises post-2h

La vie du Garçon Débauché peut sembler décousue, sans limites, un vrai Far West de la morale et de la vertu, où la volonté d'avoir du sexe prime sur tout et tous.

C'est vrai. Mais il y a quand même quelques règles; pas des absolus, mais des guides, disons. De temps à autre, je les publierai, sous la rubrique «Lois», dans un ordre aléatoire, sans hiérarchie.

La première règle que je soumets, c'est sur les prises faites après 2h du matin, dans les clubs. Ce sont des proies risquées, qui peuvent présenter plusieurs vices cachés et créer moults complications, et ce, pour plusieurs raisons.

Premièrement, le jugement du chasseur et de la proie sera fortement altéré par l'alcool (on suppose ici que nous ne cruisez pas au salon de thé, bien sûr, et que le taux d'alcoolémie va augmentant au fil de la soirée). Le risque d'avoir une mauvaise surprise le lendemain matin est donc de plus en plus élevé à mesure que vous ingérez de l'alcool.

Deuxièmement, lors de la dernière heure de la soirée les plus beaux spécimens sont partis ou sont réservés. Les autres deviennent désespérés; il ne veulent surtout pas finir la soirée seuls, les critères de qualité diminuent donc. Il se peut que vous soyez tenté de jeter votre dévolu sur un garçon ordinaire, alors que vous méritez mieux que cela, sans contredit.

Troisièmement, le gars que vous vous pognerez à cette heure devrait être beaucoup plus pauvre qu'au début de la soirée; ainsi, sa capacité à vous entretenir en alcool s'en retrouve grandement diminuée, alors s'il est mauvais au lit vous n'aurez même pas la satisfaction de vous dire qu'il vous a saoûlé...

Pour résumer donc, les gars trouvés dans la dernière heure d'activité des bars ne sont pas à fuir, mais il faut faire attention, surtout si vous savez que l'alcool vous fait d'ordinaire prendre de drôles de décisions!

dimanche 30 septembre 2007

Libre-échange

Sortie au Unity hier, avec le Danseur et son amie de fille. Sortie improvisée, décidée à 23h, je voulais me dégourdir les jambes, et lui y allait justement. Un appel plus tard et nous nous y retrouvions.

Il y a énormément de gens intéressants. Mais je ne sais pas pourquoi, on nombre incroyable d'agaces. Prenez ce type, assez grand, petit pinch au menton, il devait avoir 22 ans. Me regarde, me sourit pendant une quinzaine de minutes, à deux mètres de moi. Doucement je m'approche, sans empressement, tassant les danseurs un à la fois. Rendu derrière lui, légèrement sur sa gauche, mes doigts frôlent sa cuisse et remontent, passe sur ses fesses et rencontre sa main. Il serre mes doigts, se retourne, me voit, me lâche et s'éloigne. Un peu insultant.

Cet autre, en chemise blanche. Il a l'air de s'éclater, il doit avoir 25, 26 ans. Il est dans un groupe de six environ, beaucoup de filles, me reluque énormément. On réussit à se retrouver dos à dos, nous dansons ainsi, dans une union rare pour deux inconnus. Après quelques secondes, nous nous séparons et lui aussi s'éloigne de moi. Je doute de mes capacités tout à coup.

Et le bouquet... ce grand type, Noir, d'un beau noir, très foncé, avec un pull en cachemire bleu poudre, il devait faire un peu moins de deux mètres. Il circule, semble chercher quelqu'un. Il passe près de moi, me sourit, prend mon visage délicatement entre ses grandes mains, plante ses yeux dans les miens et me dit «tu es beau, toi!» et repart. Il dépasse tout le monde, je peux donc le suivre du regard et revenir vers lui plus tard. Manque de chance, il prend la deuxième sortie (nous étions au Bamboo Bar).

Je n'y pense plus, quand vingt minutes plus tard il ressurgit et viens se joindre à un groupe de danseurs juste à côté de nous. Je ne me peux plus, je m'approche de lui, tente un mouvement, il finit à se coller à moi, derrière moi, à m'enserrer de ses bras puissants, et à danser avec moi, sensuellement. Il se penche à mon oreille, me demande mon nom... «Garçon débauché, et toi?» «William». Ça y est, je suis une flaque par terre. Je m'approche de son cou, pour un bec avant de continuer à danser, ne voulant pas le presser; les prises de choix on en prend soin. «Désolé, je ne voulais pas aller aussi loin, je voulais juste savoir ton nom.» Et ses amis de se mettre à pouffer de rire, simili-subtilement, et moi d'avoir honte, j'ai eu l'impression d'être un défi, tout simplement.

Je reviens près de mes amis, je m'en remets tranquillement. Vers 2 heures, je vois ce type en vert. Blond, yeux bleus, il allait partir lorsque j'ai effleuré sa jambe; comme un aimant il s'est collé à moi, rapidement nous étions face à face, à nous embrasser et nous caresser, il était si érotique, si sensuel, et il embrassait si bien. Sauf qu'il semblait vraiment dans les vapes, j'étais sûr qu'il avait pris du speed et/ou énormément d'alcool. Il s'accrochait à moi, littéralement, il transpirait comme un porc (mais moi aussi alors c'est pas trop grave), et il embrassait si bien... avec volonté, profondément, comme j'aime.

Ses amies sont passées lui dire au revoir vers 2h15, il ne leur a même pas adressé un regard seulement un geste clair de la main; laissez-moi tranquille, bye! Peu de temps après, les premières notes de Holiday ont jailli des hauts-parleurs, déclanchant une mini-hystérie sur le plancher de danse.

«I love so much Madonna!». Ben viarge. Un autre anglophone. Depuis que j'ai laissé M. Data, je pogne avec les anglophones sans bons sens... Peu importe, je lui réponds que moi aussi, et qu'anyways tous les gays se définissent par un amour pour Madonna.

Tout cela nous emmène à la fermeture du club. Je ramasse mon sac, dans les escaliers il a de la difficulté à tenir debout, il se tient vraiment sur moi, il semble confus sur l'heure qu'il est, il croit qu'il est 2h environ... sur le trottoir, on jase un peu, j'apprend qu'il est de New York, qu'il étudie à Concordia.

«So, I take a cab alone to my place or we go to yours?» J'avais frette, fallait que ça déniaise. «We can go to my place, sur e!» Et nous voilà en route pour NDG, un grand appartement où il réussit à réveiller ses deux colocataires. Nous allons dans sa chambre, nous nous déshabillons rapidement, il me suce comme jamais je n'ai été sucé; d'habitude ça me laisse froid pour être honnête, mais lui était si bon! Je lui viens dans le visage, et en bon débauché que je suis je ramsse mes dégâts avec ma langue, et on se couche. On se colle, il est si doux, c'est incroyable.

Et c'est ainsi qu'au petit matin je l'ai quitté pour vous livrer ce récit. C'est ainsi que l'Américain s'est ajouté à mon tableau de chasse.

mercredi 19 septembre 2007

Politique

J'ai cette fâcheuse tendance à coucher avec des gars, ou du moins à faire des choses, des rapprochements avec eux dans un but purement politique. Exemple.

Depuis trois semaines, je me tiens dans un gym du centre-ville. J'y prend des cours de yoga, un truc granole avec un prof bizarre, une chance que pour les étudiants ça coûte pas cher parce que j'aurais lâché ça depuis longtemps!

Au premier cours j'ai vu ce garçon. Smarties. Pas très grand, pas particulièrement beau, légèrement gras (quoique c'est loin de me déplaire), il était habillé en jaune et doré des pieds à la tête; tous ses accessoires fittaient ensemble et des accessoires, croyez-moi qu'il en avait! Un style incroyable, le genre de chose que je n'aurai jamais mais qui lui allait si bien. J'ai appris plus tard qu'il travaillait pour une boutique de vêtements, ça explique bien des choses.

Comme c'est le seul gay dans ce cours presque uniquement constitué de filles, je me suis fait copain-copain avec lui dès le départ, prenant innocemment place près de lui, engageant conversation sur n'importe quel sujet, etc. Je n'avais pas d'arrières-pensées, pas de but sexuel avec lui, tant mieux si ça arrivait, sinon tant pis.

Sauf que. Sauf que je me suis rendu compte, à la deuxième semaine, que c'était le meilleur ami de F'n'R, mon ancien fuckfriend. Et que F'n'R m'a un peu énervé depuis deux mois. Il ne me voit plus, me pose des lapins, me doit de l'argent... Alors quand j'ai su que ce garçon était très près de mon ancien ami moderne, j'ai voulu m'en servir. J'ai décidé que j'allais finir par l'embrasser.

Manoeuvre classique; je prétend que je suis moche ou gros ou con ou quoi que ce soit que je sais faux, pour qu'il m'accorde de l'attention, se rapproche de moi, et tombe dans un piège. Même si je ne faisais que l'embrasser je serais heureux. Je ne cherche pas une satisfaction sexuelle là-dedans. Simplement un but politique.

Purement politique.

mardi 18 septembre 2007

Le Chat d'Hochelaga

J'ai déjà parlé de Gay411. De cette bible du gay québécois, où tous ont un profil, où tous cherchent du sexe, pour maintenant ou plus tard, librement ou malgré un conjoint, malgré ce que les participants peuvent y dire, cachés derrières les étiquettes «friends», «love» ou «chat». Du fait qu'on y trouve peu de sérieux, où le taux de beaux parleurs par rapport aux réels faiseurs est très élevé. Du fait que nous sommes souvent déçus par ce site donc.

La semaine dernière, j'ai conmencé à parler au Chat sur 411. En fait, c'est lui qui est venu à moi, en me disant que mon profil était intéressant, qu'apparement je lui ressemblais. Nous sommes rapidement passé à MSN, vu la faible qualité du service de messagerie de 411 (mais ça c'est une autre histoire...)

Nous n'avons pas beaucoup parlé sur le coup, mais nous nous sommes retrouvé sur le net samedi dernier, à mon retour d'un anniversaire de mariage, après que F'n'R, mon fuckfriend jusqu'à la gay pride, ait annulé notre rencontre prévue ce soir-là. Nous avons parlé de nos fantasmes, de ce que nous aimions; il me dit qu'il est 100% top, dominant, qu'il aime faire faire ce qu'il veut à ses baises, qu'il est kinky... je lui réponds que nous sommes totalement compatibles... Nous avons fait du sexcam, c'était vraiment intense, moi qui vient assez peu et sans que ça fasse un beau jet droit (ça coule le long de ma verge généralement), j'ai pu voir mon sperme monter très haut sur l'image de la caméra... j'étais fier, pour sûr!

Nous nous fixons rendez-vous pour le lendemain matin, chez lui. Il doute clairement de moi, et je le comprend, il a peur que je ne sois pas sérieux. Que je sois un beau parleur, mais pas un faiseur. Ou que je ne sois pas aussi osé que je le disais.

Je l'appelle juste après avoir pris ma douche dimanche, je me mets en route et arrive chez lui presqu'une heure plus tard, à 11h30. On passe directement à sa chambre, directement sous les couvertures, en cinq minutes nous sommes nus, sa graine dans ma gueule. Pas de niaisage. J'aime ça ainsi.

Sauf que. C'est un embrasseur timide; moi, quand je baise pour baiser, j'aime que le gars utilise beaucoup sa langue, qu'il mette trop de salive, que ce soit vraiment sauvage, animal. Lui donne de petits baisers presque prudes avec ses lèvres, sortant à peine sa langue. Pour un gars qui, moins de douze heures avant, me disait qu'il allait, et je cite, me soumettre «comme une chienne finie, comme une vieille pute», ça partait mal. À mon tour donc de douter.

Le doute s'est rapidement dissipé, il avait énormément de vigueur... il s'est réveillé après cinq minutes de fellation, devenant plus actif; me prenant la tête à deux mains, il a vraiment enfoncé son pénis dans ma gorge, m'étouffant, me donnant des hauts-le-coeur, m'empêchant de respirer. Sa queue n'étant pas trop longue, je pouvais le prendre au complet en bouche, ce qui provoque toujours son effet chez les hommes...

Il m'avait dit qu'il était «100% safe» sur MSN, ce que je suis aussi. Alors que je suis couché sur le dos, les jambes sur ses épaules, et qu'il déballe sa capote, il me dit: «j'espère qu'un jour on se fera assez confiance pour se passer de condom...»

WTF!?! 100% safe et, après une demie-heure à me voir, il parle déjà de se faire confiance, assez pour du bareback? Pas fort comme stratégie, non seulement d'avoir cette idée mais aussi de choisir ce moment, déjà que la pose de l'armure de latex est un turn-off majeur... Et c'est clair que je ne lui ferai pas confiance, pas tant pour me protéger moi que pour le protéger lui, on ne peut jamais être sûr de rien, et c'est pas demain la veille que je serai fidèle à un fuckfriend...

Après avoir rapidement mis derrière nous ce faux pas, il me prend... sans bander mou! Ça faisait vraiement longtemps que je n'avais pas vu un gars bander aussi dur avec une capote, d'habitude ça ralentit leurs ardeurs... pas pour lui! Et là il ne niaisait plus. Il me baise comme je n'avais pas été baisé depuis un sale bout. Me mord les seins. Me gifle. Me frappe les couilles. Me regarde gémir, un regard sardonique dans les yeux.

Il adopte ensuite ma position préférée: lui debout, moi sur le lit, il me prend doggystyle en me tirant les cheveux pour me pénétrer le plus possible... soit c'est un hasard, soit qu'il se souvient m'avoir entendu lui dire ça la veille. Je crois qu'il s'en souvient, puisque du début à la fin il cherchera mon plaisir, il voudra me donner les meilleures sensations possibles, et ça ça fait du bien.

Il se retire, se découvre en me refout sa graine dans la bouche. Me refait étouffer. Il me vient au fond de la gorge, mais pas moi, j'attend le deuxième round. Et m'assure qu'il y en aura un par le fait même.

Nous nous sommes couché, collés l'un sur l'autre, sous la couette. Pendant une heure, nous resterons ainsi, bougeant uniquement pour changer de position ou pour caresser l'autre. Une heure de tendresse qui me sera très précieuse; pour une rare fois je semble avoir trouvé quelqu'un qui aime le sexe comme moi, hard et sans attaches, et qui peut être très tendre, très doux lorsqu'on ne baise pas. Et qui peut parler d'élections américaines sans me pénétrer. Et qui peut faire des dodos collés. Enfin.

Deux autrs fois nous avons baisé ce jour-là. Avec quelques variantes; crachat sur mon visage, étranglement, etc. Trois fois en cinq heures, il est venu, moi deux fois, les trois fois il m'a baisé avec la même énergie... En plus, après notre séance de cam, il était venu deux autres fois... performance plus qu'intéressante!

Nous sommes parti ensemble, nos chemins se séparant à mi-parcours. Il m'a demandé si j'aimerais le revoir... Comme il m'a dit qu'il aimait, entre autres choses que nous n'avons pas eu le temps d'essayer, le bondage et les golden shower, je vous laisse deviner ma réponse...

mercredi 12 septembre 2007

Revirement

Vous avez déjà pensé comment un événement isolé peut déclencher une série d'actions qui aboutiront à une situation finale complètement inattendue?

Imaginez le Basilisque: un jeune garçon, en secondaire IV, ami des filles. Il a de beaux traits, mais on devine qu'ils se raffineront plus tard, pour l'instant il n'est pas particulièrement beau, son adolescence est des plus ingrate.

Imaginez que ce garçon soit gay. Tout le monde le sait, c'est un secret de Polichinelle. Je dis tout le monde, mais c'est faux: lui-même l'ignorait je crois.

On jase là, imaginez que le Garçon Débauché vient de s'épanouir et de faire son coming-out. Il veut répandre la bonne nouvelle que c'est donc plaisant d'être gay. Quitte à bousculer ceux qui ne sont pas prêts.

Dans votre imaginaire toujours, dites-vous que le Garçon a découvert, au hasard des salons de discussion de Caramail (aaaaah la belle époque!), que le Basilisque était gay. Pas découvert, mais bien confirmé que.

Dans son esprit pétri de bonnes volontés, le Garçon aurait écrit un long courriel au Basilisque, étalant les preuves et offrant toute son aide. Dites-vous qu'il avait grand coeur, à l'époque à tout le moins.

Attendant une réponse pleine de gentillesses, de pleurs, empreinte d'un sentiment de libération (aaaah le fardeau de l'homme gay émancipé!), imaginez sa déception lorsqu'il reçu un courriel bref et sec, où le déni était clair. Le Basilisque n'était pas gay, selon cette missive.

Le Garçon, désemparé, aurait laissé la situation bouillonner sous le couvercle. Puis, à la fin du secondaire, leurs chemins se seraient séparé; un serait demeuré en banlieue, l'autre aurait pris le chemin de la ville.

Ayant perdu contact avec lui, le Garçon aurait néanmoins su, par le téléphone arabe, eu de ses nouvelles. Il aurait retrouvé son MSN, ils se seraient parlé. Le Basilisque se serait excusé au Garçon qui, bien qu'il n'ait rien laissé paraître, traînait cet incident somme toute mineur depuis des années sur sa conscience.

Ils se seraient parlé, à l'occasion. Croisé dans le Village. Rien d'extraordinaire, rien de trop profond.

Puis, le Garçon aurait reçu une webcam en cadeau. Et aurait voulu l'essayer. Naturellement, le Basilisque et lui se seraient ramassé nus et se seraient masturbé ensemble.

Et le Basilisque aurait invité le Garçon à venir partager son lit. Deux soirs de suite.

Bien sûr, ce n'est que supposition; un tel revirement serait fort peu probable. Ou en tout cas très cocasse, non?

dimanche 26 août 2007

Party + maison = désastre

J'ai plusieurs théories de vie; une de celles-ci, c'est que tout party résidentiel va mal virer. Qu'il y aura toujours un fuck quelque part. Pour moi, une maison est un lieu de sérénité, de paix, et elle est conçue pour ça. Pas pour recevoir des dizaines de gens pour danser, bouger, circuler. Le Unity est fait pour ça, pas votre appartement.

Il y a quelques temps, j'ai été invité à la pendaison de crémaillère d'un ami récent à moi, Turtle. Lorsque nous nous sommes rencontré, le déclic fut instantané, l'attraction immédiate, mais pour plus que du sexe; je voulais m'en faire un très bon ami. Au fil de discussions, il me dit qu'il croit vouloir plus que du sexe avec moi (oups!), je lui fait comprendre que je n'y suis pas prêt, il veut donc qu'on arrête d'avoir des rapports sexuels. J'accepte, je serais son ami chaste (eh oui, je préfère perdre du sexe plutôt qu'un ami!)

Je vais donc à son party, j'apporte un joli cadeau, visiblement apprécié par lui et son colocataire. La soirée avance, je butine à gauche et à droite, que des filles et des straights, je jase, je m'intègre parfaitement à cette bande de sympathiques inconnus. Puis, alors que je commençais à être affecté, je les vois arriver... deux gars, visiblement gays, appelons-les Diva (petit, grand souci de la mode, toujours la pose de diva, justement, cute à mort) et Viril (grand, belle mâchoire, foncé, poilu juste assez, il transpirait la virilité, évidemment). Immédiatement, Turtle glisse à mon oreille que Diva m'a vu sur Facebook, et qu'il me trouve de son goût.

C'est fatal. On me dit que je suis beau, on me gonfle l'égo un minimum et paf! je tombe dans les bras du premier venu. Je jase avec eux, mais je m'efforce de changer de gang de temps à autre. L'alcool aidant, lorsque Viril me met au défi de le suivre à la salle de bains, j'accepte sans hésiter. On s'y enferme, je m'agenouille, je le suce; deux, trois minutes peut-être et il est venu dans ma bouche. On sort rapidement. Rien de trop choquant, bref.

Diva est visiblement jaloux, il m'y traîne à son tour. Sauf que lui, c'est long. Il a beau m'enfoncer sa queue au fond de ma gorge, me frapper au visage avec celle-ci, rien n'y fait; il veut mon cul, je sors chercher un condom dans mon sac. Il n'arrive pas à me pénétrer, on décide de remettre ça à plus tard.

Je sors de la salle de bains, je sens déjà le poids de la culpabilité sur mes épaules. Je sais que j'ai fait très mal à Turtle, qui me trouvait merveilleux. Je savais que je l'avais déçu à un point quasi impardonnable. La suite des choses allait me le confirmer.

La soirée tire à sa fin, je ne sais même pas quand Viril est parti. Diva m'incite à aller chez lui, me disant qu'il avait envie de dormir collé, qu'il ne voulait pas de sexe. Je n'ai qu'une parole, Turtle m'avait offert (demandé? je ne sais trop...) de dormir chez lui, collé sur lui. Je lui demande donc s'il préfère que je quitte avec Diva, sa réponse est vague et évasive, je garde donc mon plan original.

Lorsqu'il ne restait plus que Turtle, son coloc et moi-même, mon ami m'a demandé, candidement, à 5h du matin, comment je comptais rentrer chez moi. J'ai tout compris à ce moment-là. Compris à quel point je l'avais blessé, déçu, et que j'étais un monstre. Un monstre guidé par le sexe, un monstre facile et irrespectueux. Je me suis excusé, disant que j'étais un trou de cul. «Effectivement, on peut difficilement faire pire» fut sa réponse, déchirante. J'ai ramassé mes cliques et mes claques et je suis parti avec le premier bus.

Je suis arrivé chez moi à 6h30, après une heure de transport en commun et de taxi, saoûl au soleil levant, me sentant sale à l'extérieur comme à l'intérieur. Passé le pas de ma porte, je me suis déshabillé et j'ai écris un long message à Turtle pour m'excuser.

En mon fort intérieur je sais que j'ai tout gâché, qu'il ne reviendra jamais à moi. Je n'attend pas de réponse et encore moins de pardon, mais néanmoins je garde un petit espoir.

mercredi 15 août 2007

Werewolf

J'aime les hommes d'expérience, c'est clair. Le Danseur m'énerve depuis un bout de temps, il est trop jeune. Mais les hommes d'expérience sont parfois d'une quétainerie...

Vendredi, je suis sorti au Unity avec quelques amis de longue date, rien de prévu en particulier. On prend un verre sur la mezzanine, je regarde les gens, il n'y a pas trop de monde. Comme toujours, je croise des connaissances, mes amis également. Une de ces connaissances d'un ami, c'était le Loup. Cute, je lui donnait 26, 27 ans. Il voit qu'il a envie de moi et je sais qu'il a vu que je le voulais. C'était clair, sans équivoque, seulement par le regard, le sourire.

Il s'éloigne, jase à d'autres, je ne le perd pas du coin de l'oeil. On finit par aller danser, tous ensemble, mais moi je reste près de celui qui connaît le Loup. On danse de façon assez sensuelle, voire sexuelle, il fait chaud comme c'est pas permis, tout le monde est en manque et ça paraît. Vers 2h30, le Loup vient rôder près des brebis innocentes (!), peut-être pour s'assurer une place en fin de soirée.

À la sortie du bar on va manger au centre-ville, moi je suis à-côté de lui, et mes allusions sont très peu subtiles, je veux qu'il me ramène chez moi. Si j'ai appris une chose qui m'est très utile avec les hommes, c'est qu'il faut être franc, direct, osé, voire déplacé pour avoir ce qu'on veut. En tout cas, avec moi ça fonctionne plutôt bien!

Finalement, on va tous dans la même direction, on doit déposer notre ami commun, pour connaître son trajet, il me demande où j'habite, comme une dernière confirmation que je veux le suivre (au lieu de demander où je vais, il a la délicatesse de poser une question plus neutre... bon point!), je lui répond que «j'habite où tu veux, chéri!». Son sourire dans le rétroviseur me satisfait amplement.

Il dépose notre ami, on débarque chez lui. Et c'est là qu'il a hérité de son surnom du Loup. Il y en a partout! Dans des cadres, sur les couvertures, les tasses, en bibelots, partout des loups! De ces loups qu'on voit sur les cotons ouatés, identiques! Avec des pleines lunes, des rochers, des silhouettes d'arbres... un cauchemar! Bref on passe au lit, il est d'une grande douceur.

On s'embrasse beaucoup, on se caresse, il me fait sans cesse des mini massages (c'est plus le temps messemble) du bout des doigts. Je me déniaise, j'attaque ses sous-vêtements, je le prend en bouche, il adore; il a un pénis relativement plus petit que la moyenne je dirais, mais il a une érection d'une rigidité incroyable, une belle, avec des beaux testicules, et son scrotum constitue une zone incroyablement érogène chez lui (ça tombe bien puisque chez moi aussi).

On se joue chacun après, nous nous exprimons pas mal, mais ça demeure plutôt soft, plutôt classique. Contrairement au Danseur, après m'avoir enculé pendant 10 minutes il m'annonce qu'il va jouir, ça durera pas 2 heures, ce qui est une excellente nouvelle, surtout qu'il devait être 6h environ.

Nous sommes demeurés sur son lit, il a dirigé pas mal du début à la fin, il semblait comblé, en extase. Nous n'avons pas eu de positions très créatives, quoique lorsqu'il est venu il était à genoux sur le lit, moi sur le dos, les pieds à plat mais les genoux remontés sous ses bras, le cul à plusieurs centimètres du matelas, il avait un angle de pénétration très agréable.

Nous nous sommes endormi, une excellente nuit de sommeil même si je dormais chez un inconnu, sauf pour ces cauchemars concernant mon vélo qui ne me quittaient pas l'esprit, je ne sais trop pourquoi.

Au réveil, je l'agace à fond, et je lui fais faire une des choses que j'aime le plus; je reste couché (je suis paresseux quand même), et je le fais mettre à califourchon sur ma poitrine, de telle sorte que je peux le sucer. Et mieux encore, je le fais avancer, pour que je puisse à tour de rôle lui lécher le scrotum, la zone directement entre les cuisses, puis l'anus, et j'imprime à son bassin un mouvement de va-et-viens, pour qu'il se stimule sur mes yeux, mon nez, mes lèvres, ma langue. Après une dizaine de minutes de ce manège, il vient sur mon visage et dans ma bouche, et je jouis quelques secondes plus tard, sa queue toujours dans ma gueule.

Alors qu'on se nettoie, il s'étonne du fait que je sois un vrai cochon. Il a apparemment beaucoup à découvrir sur moi encore!